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Causeries du lundi. Tome XIII 3e éd. Graphies modernisées. François, avec une préface de M.

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Examinons ia reforme sur ces quatre points. Cherchons comment elle se rattache ala tradition dans chacun d'eux, comment elle est rationnelle; quelle est sa valeur scientifique, sa veritable portee. Plus tard nous verrons les rdsultals de l'observation. On sait que le mot indication resume depuis fort longtemps le principe ge6nral de ]a tliurapeutique; et que, suivant l'interpmitation naturelle qu'il suscite, ii pose que toute la pratique midicale se resume dans la seule action d'indiquer ce qft'il convient de faire.

La tradition distingue deux sortes-d'indications, l'une morbide, l'autre medicamenteuse. L'indication morbide precise le point sur lequel on doit attaquer la maladie: lFindication mWdicarenteuse precise le moyen qu'il est convenable d'employer pour remplir l'action qui est en vue, et que l'on a de' termine par 1'indication morbide.

Deux mots sur les raisons de chacune de ces trois meddications. La maladie est un accident de notre nature dedgraddee et nous nWen comprenons que d'une rnanie're gene'rale 1'existence et le mode d'existence.

Toutefois, nous supposons que chaque maladie, edtant d espece distincte, consiste en une substance essentielle qui est sa raison d'e'tre, sa cause. Les difficultes presque insurmontables que I'on rencontre pour arriver "a quelque chose de certain dans la mtdication spgcifique ont fait chercher d'autres biais. On a trouv6 la midication critique, en observant que beaucoup de maladies se guerissent en sejugeant, "a certaines epoques de leur 6volution, par une evacuation critique ou une diadoche.

Cette observation a fourni 1'id'e d'essayer artificiellement de semblables jugements quand ils ne se font pas, de les aider quand ils se pr6parent, et d'agir, en un mot, sur l'evolution morbide. De la"le principe de favoriser les crises en imitant la nature; de PI la medication critique. Elle n'est pas encore totalement oubliee, mais les discussions sur ]a question secondaire des jours critiques lui a nui considerablement. Selon cette methode,- on met de c6L6, ou du moins 'on feint de mettre de c6t6 la nature meme de la maladie, pour ne s'attaquer.

Puis, ii y a quelquefois plus d'un symptorme principal, et, chacun ayant alors ses secondaires, la question se complique davantage. On a fail des essais physiologiques pour determiner La position respective de ces symptomes; rais ii parait que ces essais ne peuvent qu'etre infructueux, parce que ce sont plut8t los lois morbides qui dorinent ici que les lois physiologiques.

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Hahnemann, en prenant la rn'dication symplomalique, parco que la specifique lui paraissait insoluble, et que ]a naturiste lui paraissait insuffisante, a fait choix de La plus facile et de la plus utile en nime temps. II a donc fait preuve de jugement, et ses adversairesD nopeuvent lui refuser le bon sens. En prenant cette medication, ii avait des difficulies " vaincre, ainsi que nous l'avons vu. Pour sortir d'embarras, il s'est rappel6 L'un des principes the'rapeutiques proclames par F'ancienne ecole empirique do Philinus et Sirapion, " savoi r que l'enserble et le concour-s des sympO imes represente seul la nature do chaque maladie.

II a des lors acceptA ce principe comne principe d'indication, et a pose qu'iI fallait arrir non sur un symyptome pris " part et determine, mais sur Penseruble et le concours des sympl6mes. Elle a un de'faut conside' rable, c'est d'e'tre souven t ir reali sable. Que craint-on de l'adoplion de son principe d'indication? De quelque cot6 que je me retourne dans cette cause, je ne puis, en veriti,. Seraient-ils vraiment coupables en adoptant un progrets qui laisse le champ libre 'a des recherches ulte'rieures, et qui meme est un stimulant pour les travailleurs?

L'indication des medicaments est ]a question ]a plus grave ne ]a Ih rapeutique, et ii est facile de s'en convaincre en parcourant les principales Ihbories qui ont en pour but de 1'elucider. Si donc Hahnemann a oper6 sur ce point une re" corme utile, ii est juste et naturel de prendre ses travaux en consideration.

Mais quand on a epuis6 la liste des medicaments on des actions de medicaments connus, quel est le moyen " employer pour trouver un reme'de nouveau dont ii est besoin? L'ancienne ecole empirique de Philinus et Serapion, dont nous avons deja parh, rapporta les moyens tires de la tradition empirique, 'a savoir le hasard, l'experimentation, l'imitation, et la substitution d'une chose semblable.

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Dans Hippocrate 'se trouve le principe contraria contrariis curanlur, en meme tenps que se rencontrent queques exemples d'une guerison par les semblables. Examinons ces questions diverses. Le principe contraria contrariis curantur fixe notre attention, en premier lieu, par son anciennet6 et l'autorit6 de son auteur.

Renarquons que ce principe suppose deux termes connus, parce qu'il n'est lui-meme qu'un rapport: ii suppose connus et la maladie et le medicament. Entre lesquels de ces termes sera etabli le rapport? Hahuemaun, qui, comme tout innovateur, a eu ses passions, et qu'on ne peut raisonnablement pas soutenir dans toutes ses idees, a critique vivement ce principe des contraires, en prenant arbitrairement comme termes. II n'a pas eu peine certainement; mais Hippocrate ne dit pas entre quels termnes le rapport doit exister;-et le reformateur moderne, en prenant la pens'e du fondateur de la me'decine au point qui lui a paru le plus favorable pour la critique, n'a pas ite assez complet.

Hahnemann aurait donc du' poser ainsi ]a question; en ne le faisant pas, ii a construit toute son attaque sur le sable; et ceux qui voudront reprendre son oeuvre " cet egard devront en changer le principe. Miais, je dois le faire remarquer, Ia nature de chaque maladie et la nature de chaque me'dicament nous sont inconnues, de sorte qut'avant d'dtablir les rapports qui existent cutre elles ii faudrait en preciser la connaissance.

La est le point d'arret du principe, le veritable empechement pratique. L'expfrience seule pett nous apprenddre quels sont les medicaments contraires "a telle ou telle naladie; aucun moyen theorique ne pent nous l'indiquer.

Les questions ainsi pose'es, ii faut opposer "a une maladie qui depend des humeurs froides des me'dicamients dont l'action depend des qualite's chaudes. Mais, on le voit, et la nature des 'Maladies, et la nature des medicaments sont de pures bypotheses.

Galien, en acceptant ce Principe des contraires et les theories tire'es des qualite's premieres, marcha dans les rne'mes errements. Pourquoi, par exemple, telle maladie est-elle une piini tude, une obstruction, une acret6, une inflammation, etc.?

Tantot on se base sur une qualite des medicaments: qualite vraie en elle-meme, comme la douceur, l'anertume, le sale'; ou qualiti arbitraire, comme le froid, l'humide, le sec, 1'antiinflammatoire, l'antiscrofuleux, etc. Tantot, an contraire, on se base sur une nature arbitraire des maladies, commela plenitude, l'obstruction, le sale, le froid, lirritation, l'inflammation, etc.

Dans tous les cas enfin, le rapport est mauvais, que l'Pin des deux termes soit arbitraire ou faux, ou que tous les deux le soient egalement. A c6td de ces principes d'indications se propageirent ceux de l'dcole empirique, sur lesquels je dois maintenant rovenir. Ces principes d'indications 6taient, ainsi que je lFai dit, le hasard, l'imitation, 'exphrirnzen tation, et la substitution d'une those semblable.

II no faut pas didaigner ces idees: lout ancionnes qu'elles sont, on les suit encore quelquefois et avec raison. Le hasard aujourd'hui nous disons Dieu nous instruit quelquefois en mettant 'a notre insu et dans notre main un moyen qui sera excellent.

C'est ainsi pie nous axons trouv6 le mercure, le-soufre, le quinquina, l'ipecacuana, l'antimoine, et une foule do medicaments. L'imilalion est un moyen qui consiste "a'imiter artificiellerent ce qui est arrive naturellement et accidentellement. Ainsi, un homme tombe sur le front, se fail une effrovable contusion; par bonheur, la veine preparate a et6 ouvertedans ]a blessure, une hemorrhagie a lieu, ct le malade est sauv6.

Ainsi faisait-on autrefois, et quelquefois encore maintenant. L'expgrimentation est un moyen plus certain et plus scientifique; ii consiste "a essayer les medicaments dans les cas de maladie, et "a determiner s'ils conviennent on non. Ce moyen est sans donte bon, mais ii est extremement embarrassant. Quel medicament essayerezvous? II y en a des milliers " votre disposition: or, peut-etre ne tomberez-vous sur le bon que lorsque tous les antres auront ete6 essayes, et votre inalade sera mort avant la fin de votre experirnentation; votre vie meme et celle de bien des siecles se passeront avant que vous ayez atteint le but de vos efforts.

II est donc necessaire d'avoir ti guide pour experimenter, d'avoir un moyen qui vons dise d'essayer plu0bt un agent que tel autre. Ce moyen quel sera-t-il? Tel medicament agit dans telle maladie; mais son action n'est pas complete, et on peat lui en substitner un autre qui a de la similitude avec lui; on hien on cherchera un m'dicament qui aura agi dans une maladie semblable par sa nature, ses effets, le lien de ses sympt mes, l'6tat ou l'age du malade, etc.

Soyons francs, et reconnaissons 1'imperfection de ces moyens. II faut lire leurs ouvrages pour voir la ime'ancolie triste que laissait, dans ces Ames gene reuses le sentiment de la faiblesse.

Bordeu, devenu. Le fameux passage de son Ilistoire de la. Clerc s'e5criait: Bien W'est plus oppos6 aux pro gre's de la mWdecine que cesjalousies, ces haines qui la divisent, et qui font quelquefois, je fre'mis de le dire!

Ce systenme fut celui de la localisauion, sur ]a nature et 1'origine duquel ii est bon de s'arreter quelques instants, puisqu'iL est Ia base des systernes modernes et des reiformes de lahnemann. Schwilgu6' nous dit que la methode de localiser F'action des medicaments e'tait dejit usitie depuis longtemps; nais ii ne nous rapporte ni 1'origine exacte ni ses auteurs.

Nous pouvons voir cependant que depuis longtemps ii Atait dans la tradition d'indiquer le midicament "a employer par ]a connaissance du lieu ois ii produisait son action.

Ainsi l'elhebore 6tait indique de cette maniere des le temps d'Hippocrate 1. Les empiriques, en adoptant la substitution d'une chose semblable, avaient aussi egard 'a la localisation des medicaments. Dans le moyen age, on avait essay6 un syste'me de localisation avec les theories cabalistiques venues des neoplatoniciens, et restaurees sous le nom d'alchimie astrologique. A la fin du seizieme et dans le courant di dix-septieme siecle, on localisa F'action de quelques medicaments, selon les rapports etablis entre leur aspect et la forme de la maladie; c'est ce qu'on appela l'indication des signatures.

Mais aucun ouvrage special ne parut sur cette question avant la dissertation de De Sauvages 2.

Bordeaux, Sproge1 publia sa dissertation Experirenla circa varia venena in viris animalibus inslituta. Gaettingue, Richard Mead avait deja donne, en , Mechanica expositio venenorum.

Ce mouvement se passait en meme temps que celui de l'experimentation des medicaments et poisons sur l'homme malade, et qui avait 'a sa tate Stcerck, Si connu en therapeutique.

Ce systeme de localisation avait pour but de fournir des indications medicamenteuses " la medication symplonatique; de sorte pe VYon put soigner tel syrpt6me en prenant un medicament agissant sur le lieu oh se produisait le symptbme.

En un mot, l'exp'rimentation donnait un rapport de similitude entre les effets de ]a maladie et les etfets des medicaments; la fixation du rapport 6ltait faite par le lieu, la parlie oii se passaient les phenornines.

C' tait, comine on en doit juger de suite, un progreks manifeste, parce que le rapport entre l'indication de ]a maladie et l'indication du medicament s'etablissait d'une raniere positive et expirirentale, que l'arbitraire et l'hypothese n'y intervenaient plus.

Mais, ii ne faut pas non plus se le dissimuler, ]a nietbode e tait d'une imperfection telle, que ]a pratiqueen etait presque impossible.

En effet, dans le lieu oh ]a maladie et le medicament produisert leurs actions, ii y a plusieurs organes, plusieUrs parties et plusieurs fonctions; de telle sorte qu'en prenant un medicament agissant sur la peau, par exenple, ce medicament pouvait tries-bien ne pas gue'rir la maladie cutamie s'iI n'agissait pas seulement sur le lieu malade, nais aussi sur la partie, sur ]a fonction.

L'embarras 6tait extreme. IL fallait necessairement perfectionner la rnthode on l'abandonner, vu ses difficultes sans nombre.

A ce moment, trois hommes celebres s'emparerent de la question, et en tire'rent les solutions que nous allons voir. Ces trois hommes furent Barthez, Bichat et Hahnemann. Barthez, le premier en date, nous occupera le premier.

Aussi Bichat, de l'cole de Paris, prit-il cc systnme pour l'interprdter dans cette direction. Mais Barthez, de L'dcole de Montpellier, rlevd au milieu des souvenirs hippocratiques et stahliens, enclin par la nature de son intelligence et de son 6ducation " une sorte d'eclectisme, Barthez ne pouvait abandonner les doctrines humorales et les principes pathologiques de la tradition. Aussi fut-il critique avec violence par Broussais, qui ne comprenait meme pas ces choses, dans la tate duquel les principes qui dominent La delimitation et 1'essentialite des maladies n'ont jamais Pu penetrer.

A chacun de ces Olements correspondent les me'dicarnents qui ont la proprie'te'd'agir sur les fonctions dont la maladie donne naissance 'a ces 4l6ments,.

En d'autres termes, ii y a des medicaments contre l'adynamie, l'd'at bilieux, le saburral, l'inflammatoire, et contre ]a fluxion, la douleur, l'irritalion. Jusqu'ai ce que l'on ait determine' quels sont les organes et les fonctions qui sont malades, dans ces groupes de symptomes qu on appelle des syndromes, on A'n liendra "a la division des indications selon Ia.

Sans 'doutc que ]a distinction de ce que 1'on a appel6 les Mlbents Dnla pas toujours e't naturelle-, que meme elle a le plus souvent repose' sur des appreciain ri traires. Mais, remarquons bien que Barthez ne s'est tromp6' que arc quii.

Nous edtudions ]a me'thode the'rapeutique, de Bichat daiis Schwilgue6, son disciple et son continuateur, et nous prions since'rernent. Quelle fat la pensee de Bichat devant le systeme de la, loca-. Car on sait, et Bichat insistait tant sur cefte ve'rite' fondarnentale, qu'ils ne sont utiles dans les maladies qu'en miodifiant les propriete's vitales des organes.

Passons 'a 1'application. On voit qu'il y a peu. Dans les cas les pIlusDnombreux, le medicamnent agit non par sa speci-. De tIdle sorte que le mouvement me'dicateur n'est qu'une modification de Pappareit. Nous, disons que le m'dicament se substitue "a la maladie, ou 1 TraiW de ilatiere inedicale7 t. Telle est ]a rnethode. Le rapport qni constitne l'indication est itabli entre les fonctions qui sont lesees dans ]a maladie et les fonctions qui sont modifiees par le medicament.

Pour que le rapport soit exact, ii faut que les fonctions soient Les memes dans les deux cas. Or, qui vous dira quelle est la fonction lsee par la maladie? L'analyse physiologique, sans doute. Mais connaissez-vous bien La physiolo-gie, pour etre certains de L'analyse que vous ferez? Ici je vous attends: OH vous repondrez que non, et alors votre methode de Bichat n'est qu'approxinative comme votre physiologie; ou vous repondrez oui, et alors je vous prouverai par vos propres affirmations que c'est non, et que vous dites avec juste raison, vous-memes, que vous ne connaissez pas la physiologie!

Telte est La premie're objection; et on voit qu'elle est grave, assez grave pour tout arreter. Elle n'est pourtant pas La seule. Je vous dirai comine Schwilgni: VYos n 'allez pas assez loin. Est-ce que la me'me fonction ne peut etre derange'e de plusieurs manie'res, ne peut etre malade sous plusieurs formes? Je prendrai la-vitalit6 de La peau qui offre des rougeurs, des desquamations, des vesicules, des pustuLes, des bulles. Chacun de ces modes morbides a' supposer qu'ils appartiennent toUs "a la meme fonction cutanee, "a ]a vitalit6 de la peau; et vous ne pouvez m'affirmer ni me nier, vu l'.

De sorte que, pour que votre analyse soit parfaite, ii faut qu'elle precise physiologiquement chacune des modifications morbides de la fonction; or, comme elle ne le peut faire pour la fonction, elle le pourra encore moins pour les actions diverses.

Et cependant ii est possible de La perfectionner, cette methode, qui est vraiment belle, et qui, malgrd la negligence qui la de'laisse, l'ignorance qui ]a dedaigne, est encore l'oeuvre la plus capitale, ou, du noins, I'une des plus belles de son auteur.

Si jamais l'ecolo do Paris veut se rolevcr de l'itat d'abaissement dans lequol elle a et6 conduite par loubli de la tradition que lui ont prech6 ces inventeurs modernes d'observation numerique, elle ne pout prendre qu'une route, celle de l'oxplication des idees de Bichat; et, si elle est sage et intelligente, elle comprendra, ce que beaucoup lui veulent faire comprendre aujourd'hui, quo les reformes de Habnemann sont seules capables d'aplanir les difflcultes que nous venous de rencontrer.

A-t-iI eu raison? N'etuit-il fait faire que ce pro - i Trousseau et Pidoux, Traitg de Aiatie're 7ne'dicale. Mais ]a passion et I'intere' 1'emportent. Cola doit suffire pour apaiser toule exigeince et calmer toute susceptibilite'. Sos experiences, plusieurs fois confirme'es, lui fireni poser ]a formule des indications sous c;.

It aspect paradoxal: similia sirnilibus curanlur: les semblables sont gue'ri s par les serublables. La form ulo est e'trange et semble paradoxale, tout le monide en convient; mais s'ensuit-il qn. Ne nous contenlons pas de l'apparenco, allons au fond des choses.

Beaucoup d'aulres cas de me'me nature so renconlrent dans 1'hisloirc. Or, a cette epoque, je rencontre l'introduction de l'ipkcacuana en medecine. L'ipecacuana est un purgatif, et Pon peut supposer qu'on 1'introduisit contre les constipations rebelles, vu ses proprietes actives.

Point du tout: Helvetius 1'enploya et le vanta contre les diarrhies et les dyssenteries; et ii eut l'honneur de s'en servir pour guerir le Dauphin. C'6tait en Stoerck essaya le datura stramonium dans ]a fr6ensie, et en obtint quelques succe's. Notons que ce medicament produit des convulsions sur l'homme sain.

Un mddecin nomme'Tennent, de Phuladeiphie, re'flechissant que cet e racine porte son action sur les poumons, et guerit la morsure du serpent "a sonnettes, dont l'action porte dgalement sur le poumon, pensa que le medicament guerissait par similitude d' action: il ernploya cette racine de sennega dans la pneumonie, et obtint de. Citerai-je l'opium? On le savait excitant et irritant, et on l'employait contre l'inflamrnation. Je ne veux pas citer tous les exem ples modernes, et non plus descendre jusqu'a' ces usages journaliers du mdme genre et si connus; mais j'eugage "a parcourir le premier trait6 de matie're medicale venu, et " observer les faits semblables "a ceux que je viens-de signaler: on les trouvera en aussi grand nombre que Pon pourra constater de fois le rapport entre ['action physiologique et l'action thbrapeutique.

Hahnemann a voulu expliquer l'action therapeutique qui se produit alors, avec cette idee que la cause medicanenteuse se substitue a la cause morbide dans l'organe malade, et remplace ainsi une maladie par une autre moins durable, plus fugitive et moins grave.

C'est la une explication, pas autre chose. II remarque que ce sont surtout les maladies qui siegent sur un inme organe qui ne peuvent exister en Aneme temps, telles que les maladies culanees. Je ne puis qu'engager a lire ces details dans l'Organon.

HAITI: Les prisonniers politiques accusent

Beaucoup de in'decins qui, du bout des Ievres dedaignent notre auteur, lourraient voir et apprecier de quelles recherches ii tlait capable. Its y apprendraient, par des exeiples, ce qu'avait avance J.

C'es Ia, au reste, une question purement pathologique; et si je l'indique, quoiqu'elle ne soil pas de ce sujet, c'est pour montrer qu'il serait eut-elre convenable de lire les auteurs avant de les criliquer avec tant d'amertume qu'on le fail: on apprendrait ' atre plus juste et moins passionn6.

L'explication donnee par Hahnemann sur ]a maniere dont se fail Ia guerison est-elle bonne? Quelques medecins pensent que le medicament ne gu'rit que par la perturbation qu'il vient causer dans la fonction malade; c'est encore la une explication. D'autres medecins admettent seulement que la ronction malade estmodifiee par le medicament. Substitution, perturbation, modification, sont des mots qui expriment des explications theoriques, et non des faits reels; ii ne les faut prendre que pour ce qu'ils valent.

Aussi les laissons-nous pouri ce qu'elles valent. Mais, prealablement, ii est bon de voir comment les choses, prises d'un certain c6td, paraissent quelquefois ridicules, et que, lorsqu'il s'agit de re'sultats scientifiques, ii faut se-garder de prendre les choses en plaisantant, si P'on ne vent tomber dans 1'erreur.

J'ai dit comment ii etait blarnable, et comment ii 1'6tait plus que tout autre, puisqu'en agissant ainsi ii s'attirait des represailles semblables. En effet, dtablissons le rapport entre la cause morbide et la cause mn'dicamenteuse. Nous dirons d'abord, que ]a similitude n'est qu'un terme imparfait de rapport, qu'iI n'explique pas une relation parfaite, parce qu'i y a une similitude parfaite qni est l'identite, et une similitude imparfaite qui est le contraire.

Plus loin nous donnerons d'autres exemples de ce qu'on peut appeler l'arrangement astrologique de l'histoire. En parlant de l'Ésotérisme de l'Astrologie, il est impossible de passer sous silence cet aspect particulier de l'histoire ancienne.

Cet exemple de la personnification des forces [14] cosmiques démontre clairement jusqu'à quel point ces forces étaient familières aux anciens, tandis qu'elles nous paraissent étrangères. L'Univers et ses habitants ne sont qu'un seul Tout, où toutes les parties se rattachent.

Il est facile de comprendre que pour les personnes ayant cette conscience, l'Astrologie ne peut être la même que pour nous. Dans tous les pays anciens, certains phénomènes. La couleur du ciel, la visibilité des étoiles, même le climat du pays étaient pris en considération dans les études astrologiques. Même de nos jours, les astrologues chinois disent qu'un enfant né sur l'eau ne peut pas recevoir la même ambiance cosmique et, par conséquent, avoir le même destin qu'un enfant né au même moment sur la terre.

Il faut reconnaître que les anciens avaient raison d'admettre les phénomènes atmosphériques en Astrologie. Un exemple permettra de la comprendre. La lune est un astre d'imagination, de rêverie et d'intuition. Supposons un enfant né pendant une nuit claire et sans nuages ; son imagination et ses intuitions seront claires et profondes comme le ciel.

Les astrologues orientaux qui conservent encore quelques données de l'Astrologie ancienne, prennent en considération les conditions atmosphériques de la naissance.

Discussion Livre:Giroust - Illyrine - t3.pdf

Georges Soulié de Morant dont les livres sur la Chine sont très connus, raconte le fait suivant au sujet de la portée divinatoire des phénomènes atmosphériques Je descendais les degrés de la salle d'honneur au devant de mon hôte, qui s'approchait entouré des ministres, quand, levant les yeux, j'aperçus dans le ciel transparent, le magnifique et rare phénomène d'un quadruple parhélie : autour du vrai soleil, quatre soleils brillaient, chacun à l'extrémité d'une croix lumineuse.

M'apercevant enfin de mon impolitesse, je me hâtai de dire au vice-roi, en une formule fleurie : "Excusez mon silence, j'admirais les soleils qui se multiplient pour célébrer votre arrivée en votre royaume ". Je les vis pâlir. Le vice-roi me dit gravement : - " J'ignore comment, en Europe, vous interprétez un tel phénomène.

Pour nous, il ne s'est jamais produit dans l'histoire, sans être suivi, dans l'année, par la fin d'une dynastie et de grands malheurs pour le peuple, ou par une inondation détruisant une partie de la population ". Des révoltes éclataient de toutes parts, prélude de la fondation de la République en Le nouvel Empereur Pou-i , un bébé, était emporté dans la tourmente " Ces quelques notes donnent un petit aperçu de l'Astrologie antique.

Notre Astrologie moderne a des procédés qui étaient totalement inconnus des Anciens, mais le sentiment de la solidarité universelle leur communiquait des vues beaucoup plus larges, plus spirituelles et occultes, lis sentaient les rythmes intérieurs de la vie, tandis que nous, astrologues du XXe siècle, nous faisons des statistiques, nous étudions l'influence de nouvelles planètes, nous discutons les divers systèmes des progressions, mais nous avons perdu la vision synthétique.

Pour retrouver cette vision, il nous faut reconstituer l'Astrologie antique et regagner son essor spirituel. Les formes planétaires Cyrus, fondateur de l'empire perse et vainqueur de Crésus, appelant ses astrologues, leur posa la question suivante, ayant probablement dans l'esprit le riche butin de Babylone : - Combien y a-t-il d'or dans le monde?

La réponse des astrologues fut précise : -- Comme la lune fait le tour du ciel treize fois plus vite que le soleil, il y a treize fois plus d'argent - métal lunaire - que d'or, - métal solaire Cette réponse montre la profonde logique des Anciens, si différente de la nôtre. Absurde aux yeux de l'économiste moderne, cette réponse correspond pourtant à la réalité : les rapports entre l'argent et l'or peuvent être exprimés comme treize à un. La pensée antique a trouvé cette relation dans le ciel et il est fort probable que les paroles, transmises par les historiens, ne sont que bien peu de choses à côté des conséquences pratiques que les astrologues de l'antiquité savaient tirer uniquement de la relation entre la révolution solaire et le cycle lunaire.

Ainsi, par exemple, comme l'ère du Verseau dans laquelle nous entrons, contient l'abandon de l'étalon-or, la valeur de l'or tombera certainement au cours de la deuxième partie du [17] XXe siècle, dès qu'elle ne sera plus soutenue artificiellement comme aujourd'hui, et reviendra à cette proportion céleste de 1 à 13, c'est-à-dire l'or ne coûtera plus que treize fois plus que l'argent.

Cette réponse des astrologues de Cyrus est un bel exemple de l'Astrologie antique. Les Anciens " sentaient " les planètes, les " voyaient " comme des formes qui pénètrent tout, - comme les psychomètres " voient " le passé d'un objet inconnu, - et ils représentaient ces forces sous des formes différentes. Là où nous, astrologues d'aujourd'hui, constatons par une observation extérieure l'effet des radiations planétaires, nos lointains ancêtres " voyaient " des formes animées.

Pour nous, l'Astrologie est une science mathématique ; pour eux, c'était la connaissance intime des forces vivantes, car ils se rendaient compte des forces cosmiques qui animent chaque être.

Cette notion des formes planétaires est la clef de voûte de toute la pensée antique, du symbolisme, des religions et des mythologies. Ce sont les supports de l'Astrologie vivante ,1'âme des " radiations " cosmiques, comme les formules mathématiques et les hiéroglyphes des signes et des planètes sont des corps.

L'Astrologie antique est basée sur ces formes invisibles qui pénètrent, animent et expliquent tout. On peut même dire qu'en ne connaissant pas ces formes il est impossible d'approfondir l'Astrologie, car la Cosmobiologie actuelle n'est qu'un compromis entre l'Astrologie et notre science officielle, une concession faite par la Science des Astres à la mentalité moderne que borne le matérialisme.

Pour comprendre les représentations anciennes des forces planétaires, il nous faut rejeter l'intellectualisme, notre mode de connaissance mentale et descendre en nous-mêmes. Fermez les yeux, videz votre cerveau d'une mentalité presque totalement faite d'amalgame de lectures, de phrases entendues, de préjugés et plongez-vous dans [18] ce monde inconnu et obscur qui contient les mouvements intérieurs de votre nature émotive.

Méditez ou plutôt " sentez " l'Astrologie. Au bout de quelque temps, vous commencerez à sentir les formes intérieures planétaires, les formes basées sur les corrélations plutôt émotives que logiques et qui peuvent être comparées aux associations d'idées et d'images en état de rêve, relevées par la psychanalyse.

Ce travail intérieur de descente en soi n'est pas une invention personnelle ; il se rencontre sous des formes différentes dans presque toutes les écoles ésotériques, - ce qui explique pourquoi on y trouve encore des adeptes dont le sentiment intérieur du monde se rapproche de celui des Anciens.

Les méthodes analogues existent, par exemple, chez les anthroposophes, et Rudolf Steiner était probablement celui qui a le mieux fait ressortir en Occident, au cours du XXe siècle, les forces planétaires qui traversent notre corps comme les rayons émis par les stations de radio.

D'abord, quelques mots sur la nécessité vitale de cette connaissance. Les influences cosmiques sont des forces que nous tâchons de traduire en langage courant. Quand nous disons, par exemple, que Mars est " dynamique ", que Jupiter représente l'ordre, qu'Uranus est fantasque et bizarre, nous appliquons à l'influx une terme qui le caractérise, mais qui, par la pauvreté même de notre langage humain, n'englobe pas, ne peut représenter [19] exactement la force cosmique, plus profonde et occulte que tous nos mots.

Un exemple permettra mieux de saisir cette insuffisance.

Méthode Noug pour passer le temps – Grossesse – Bébé …

Vous pouvez dire que la pyramide de Chéops est belle, majestueuse, impressionnante, la plus grande de toutes ; toutes ces épithètes seront exactes : en donneront-elles une représentation efficace à l'homme qui ne connaît rien de l'Egypte ou qui n'aurait pas vu l'image d'une pyramide?

Si les explications courantes des forces cosmiques sont des termes exacts, les formes planétaires des Anciens peuvent être comparées aux photos d'un monde inconnu. Ainsi, rejetant notre mentalité, et tout ce que nous, connaissons des planètes, en descendant en nous-mêmes, nous voyons surgir un mode de connaissance intérieure qui est celui des Anciens. Fixons notre volonté sur le soleil, rejetons tout ce que nous avons appris de l'astre du jour.

Dans notre esprit, il n'est pas question de distance, de masse, de rotation ; il n'y a pas de taches qui occupent tant les cosmobiologistes, ni de plages faculaires, ni de spectro-hélioscope. Nous sommes dans le " magma " psychique d'où nous sommes sortis, qui est nous-mêmes et que nous connaissons beaucoup moins bien que l'analyse spectrale d'une étoile quelconque. Notre première impression intérieure sur le soleil sera d'une boule chaude et claire qui contraste avec nos ténèbres intérieures, d'un nuage plutôt que d'un globe net, ses limites n'étant pas tracées et donnant le pressentiment d'être mouvantes, ce qui ne diminue nullement la netteté du contraste de clarté blanchâtre du soleil et du monde psychique, - contraste qui donne l'image de l'Yn-Yang qui réalise à lui seul l'Unité universelle Pau-Hou de la lumière et des ténèbres.

Ce contraste ne fait pas pourtant la dualité : les ténèbres sont senties comme la contre-partie de cette boule qui fume, de ce nuage clair, comme " Ahriman ne [20] produit que la contre-partie des réalisations d'Ahura-Mazda " [ G. Vous la sentez vous chauffer, faire corps avec vous, être votre coeur. Ses limites n'étant pas nettes, elle vous paraît à la fois ainsi qu'une roue qui fume et pareille au dragon blanc, le dragon céleste " qui est l'esprit de changement ".

La forme solaire comme d'ailleurs toutes les formes planétaires est mouvante ; une couleur blanchâtre la domine, sorte de fumée pareille à celle qui sort des narines du dragon ou qui ferait songer aux chevaux blancs d'Apollon.

Dans le " magma" de votre conscience, Dragon, Cheval et Licorne ne sont qu'un seul être. De même, d'ailleurs, que dans le symbolisme où la même force solaire lie ces trois animaux sacrés.

Chaque planète est " sentie " de façon différente. Saturne pèse, alourdit, refroidit, donne l'impression d'être un morceau de charbon qui a pris des milliards d'années pour se former et qu'il est plus difficile d'allumer que le bois attribué par les Chinois à Jupiter.

Mars fait penser à la lueur rouge qu'on perçoit à travers les paupières fermées, quand on regarde le jour ; il fait sentir le mouvement du sang simultanément dans tout le corps. La lune donne l'impression de sortir de l'eau, encore tout humide, d'avoir la peau lisse et légèrement froide, de sentir à la fois une impression de repos et de fatigue analogue à celle qu'on peut éprouver après un bain prolongé. Ces formes planétaires, comme tout ce qui appartient au monde invisible, ne peuvent être transmises par des mots.

Elles devraient être vécues et senties par chacun de ceux qui veulent suivre la voie astrologique, en pénétrant, comme les Anciens, la vie de l'Univers. Les écoles spirituelles d'aujourd'hui, bien qu'elles nes'occupent généralement pas de l'Astrologie, frisent souvent dans leurs exercices ces formes planétaires etrencontrent continuellement dans l'intérieur de l'homme des forces cosmiques, sans s'arrêter particulièrement à cette question pourtant d'importance capitale.

Swami Sivananda Sarasvati conseille même à ses disciples de les écarter et dit : " au début de la méditation, des lumières de diverses couleurs, rouges, blanches, bleues, vertes, etc Chaque élément La terre prithivîtattwa est de couleur jaune ; l'eau âpas tattwa est blanche ; le feu agni est rouge ; l'air vâgu est représenté par la teinte verte ; l'éther âkâsha est bleu [Rappelons que les Hindous utilisent les 5 éléments au lieu des 4 de notre Astrologie occidentale.

Quelquefois un vaste soleil, ou une lune, ou un jeu de lumière, tel qu'un éclair, apparaît devant le front pendant la méditation. Ne vous inquiétez pas de ces faits ; écartez-les ".. Cependant, on peut penser que les 7 ou 10 espèces de " sons inaudibles " dont parlent les yogins hindous et tibétains, sont les " sons " planétaires. Ces formes planétaires peuvent expliquer pas mal d'énigmes.

Ainsi, par exemple, plusieurs données historiques affirment que les Anciens connaissaient Uranus, Neptune, Pluton et la planète transplutonienne qui fait le tour du Zodiaque en cinq siècles. Or, ils tiraient certainement cette connaissance des formes perçues dans l'âme, non des observations.

Cela ne doit pas faire rejeter les possibilités de celles-ci mais ne les rend-il pas d'une importance secondaire? Cette observation leur donnait les positions de ces planètes et non leur nature. Celle-ci était " sentie " intérieurement. Sans cette connaissance intérieure, les Anciens ne pouvaient construire qu'une Astronomie, alors qu'ils nous ont légué une Astrologie qui est l'âme et le sens de l'Astronomie.

Les formes zodiacales A la fin du siècle dernier l'astrologue et occultiste anglais Charubel a obtenu par clairvoyance une description de l'influence de chaque degré zodiacal, - description que, depuis un demi-siècle, l'expérience a confirmée. Des horoscopes pris au hasard s'éclairent souvent d'une nouvelle lumière à l'aide de ces significations des degrés. On peut rapprocher cet exemple moderne des dessins un peu grotesques, presque caricaturaux, donnés il y a une vingtaine d'années en interprétation du Zodiaque par Hans Stein [Character-Typen, eine Einfuhrung- in die astrologisch-physiognomische Betrachtungsweise , Halle ].

Bien que ce dernier ait prétendu les avoir établis à la suite d'observations statistiques, il est évident que cette affirmation n'est uniquement faite que pour donner à son travail un caractère scientifique au goût du jour, car ces dessins viennent beaucoup plus de l'intuition que de la statistique.

Charubel et Hans Stein nous donnent une idée de ce que les Anciens et, de nos jours encore, quelques rares orientaux arrivaient à tirer de la méditation quant aux formes et symboles zodiacaux ; le procédé décrit dans [25] le chapitre précédent, a été employé en ce qui concerne les divisions du Zodiaque, avec toutefois cette différence que les signes zodiacaux ne donnent pas la même impression intuitive que les planètes : ils appartiennent exclusivement au plan intellectuel.

Alors que le soleil et Mars chauffent et la lune donne la sensation générale de l'humidité, la perception intérieure des signes zodiacaux laisse l'individu indifférent, tel qu'il était avant son " plongeon " en soi.

On " sent " qu'ils appartiennent à un autre " monde ", à un autre plan que les planètes : l'intuition du signe du Lion, comme une sorte de champignon brillant et rond, comme une explosion atomique, est purement intellectuelle, tandis qu'Uranus, par exemple, est souvent " senti " comme une espèce de " spasme " plutôt douloureux suivi de dilatation amenant un bien-être. Les images zodiacales comme la perception de cette " explosion " léonine, laissent l'âme toujours indifférente.

Cette remarque est d'une importance capitale, car comme nous le verrons plus loin, cette différence de perception entre les planètes et les signes a marqué par son empreinte toute l'histoire religieuse de l'humanité. Tout le symbolisme zodiacal, aussi vaste que celui des planètes, provient de ces images intérieures qui peuvent être résumées ainsi : Le Bélier se présente comme des éclairs qui se croisent ou comme les jambes de la chamelle aveugle en course représentation extrême-orientale.

Ces éclairs forment le tourbillon d'où sortira la modulation du son sacré, l'Omkara, qui appartient au signe suivant. Le Taureau apparaît comme une grosse motte de terre ou d'argile. Dans le symbolisme hindou et bouddhiste, cette motte d'argile est façonnée par le potier, - énergie divine qui ordonne les éléments grossiers. Les Gémeaux se voient comme une mandragore ou un singe qui s'agite, autrement dit comme l'aspiration des règnes végétal et animal à la condition humaine,[26]ou comme la force qui pousse l'inférieur vers le supérieur.

Le Cancer donne une forme arrondie comme un bateau ou une arche qui flotte immobile sur les eaux. Nettement séparé et différencié de l'ambiance environnante, ce navire symbolique apparaît comme principe de la limitation et du repliement sur soi. Le Lion donne une sorte d'éclatement lumineux centrifuge ou du feu d'artifice. Les Orientaux le voient sous la forme d'un masque qu'un acteur porte pour représenter un personnage au-dessus de lui ,ou encore quelquefois sous l'aspect d'une maison vide c'est-à-dire qui, d'apparence, ne contient pas ce qu'elle doit contenir.

La Vierge exprime presqu'exclusivement l'idée de semence et de fécondation. Elle apparaît, de ce fait, comme un laboureur avec une charrue, comme une femme qui balaie ou, encore, comme un couple enlacé c'est-à-dire l'homme fécondant la femme.

Toutes ces images peu connues en Occident sont familières à chaque astrologue oriental, car elles appartiennent à la roue de la vie, symbole le plus répandu de toutes les images religieuses de l'Asie, dont nous parlerons plus loin dans un chapitre consacré à l'Astrologie bouddhiste.

Le Scorpion se présente comme un antre d'où partent les flèches du désir et de la passion. C'est uniquement comme l'emblème de la concupiscence que les Orientaux le voient soit comme une femme offrant un fruit image tout à fait semblable à la tentation d'Adam par Eve de l'iconographie populaire de l'Europe , soit comme un ivrogne ou un joueur. Le Sagittaire produit une image assez semblable à celle des Gémeaux en mouvement perpétuel, mais ce mouvement est moins désordonné, plus large et plus libre que l'agitation du signe opposé.

L'Orient le [27] représente par un homme cueillant des fruits ou moissonnant le riz. Le Capricorne donne une forme moins arrondie et plus droite que celle du Cancer : alors que cette dernière est en largeur ce qui donne justement l'idée d'un bateau ou d'une arche , la forme du Capricorne est en. Si, dans l'ordre temporel, cette dernière se rattache au passé, l'image créée dans le subconscient par le Capricorne se projette dans l'avenir.

C'est pourquoi ce signe est, avant tout, pour les Orientaux le symbole du devenir : le couple enlacé ou, plus souvent, la femme enceinte aux seins démesurément gonflés de lait, qu'ils voient dans le Capricorne, exprime l'idée de l'être qu'on engendre ou qui bientôt va venir au monde. Cette naissance correspond au Verseau qui apparaît comme un accouchement ou, plutôt comme une déchirure irrégulière permettant l'apparition du nouveau-né.

Dans la roue de la vie c'est l'image d'un être pas toujours un être humain, souvent un monstre ou un dieu qui porte l'enfant à sa mère. Les Poissons se présentent comme quelque chose de mou et de plastique qui semble être sur le point de se dissoudre dans l'ambiance environnante. Les Orientaux les voient généralement comme un cadavre sur une civière que l'on conduit au bûcher afin de rendre ses parties constituantes à la matière d'où elles sont tirées.

Ce qu'il faut surtout retenir de cette série des perceptions intérieures des signes zodiacaux, c'est leur caractère intellectuel, " abstrait " et " objectif " qui diffère nettement du caractère " subjectif " et " sentimental " des formes planétaires. Comme nous le verrons plus loin, cette différence entre les signes et les planètes a des conséquences incalculables.

Les deux courants de l'astrologie sacrée C'est devenu un lieu commun parmi les historiens des religions de dire que les dieux d'hier sont les démons d'aujourd'hui et que les dieux d'aujourd'hui seront les diables de demain. En effet, chaque nouvelle religion refoule dans le monde infernal les divinités qu'elle remplace, et installe dans le ciel les dieux nouveaux qui quelques années, siècles ou millénaires plus tard seront relégués à leur tour parmi les forces diaboliques.

Or, comme toutes les divinités se rattachent soit aux planètes, soit au Zodiaque, nous voyons au cours de l'histoire successivement les sept planètes élevées et divinisées, tandis que les signes zodiacaux sont abaissés et rejetés au second plan, puis l'immuabilité et la stabilité du Zodiaque considérées comme l'expression de la divinité, alors que les planètes deviennent des agents perturbateurs d'origine diabolique.

Ainsi, par exemple, les Juifs reprochaient souvent à. Parfois, par une sorte de " réforme " intérieure, la même divinité était déplacée du plan zodiacal au plan planétaire ou vice versa afin de la faire cadrer avec la primauté accordée à un de ces plans. Ainsi, aux Indes, les Adityas ou les invisibles furent d'abord les sept divinités planétaires dirigées par Varuna, dieu du ciel, avant de devenir les douze Adityas attachés aux signes du Zodiaque.

Cette rivalité des planètes et des signes pour la première place comme d'ailleurs plusieurs autres indices purement astrologiques encore de nos jours les astrologues sont partagés, par exemple, entre ceux qui attribuent la prédominance dans un thème au signe Ascendant, et les partisans de la prééminence du signe solaire!

En effet, l'Astrologie sacrée, inséparable de la religion extérieure et de l'Ésotérisme, apparaît dans le recul de l'histoire comme provenant de deux courants d'idées aussi distincts que les formes planétaires et zodiacales : 1 courant calme, intellectuel, presque rationnel dont la principale place est occupée par le Zodiaque et les étoiles fixes ; et 2 courant ardent, sentimental, mystique, provenant du souvenir d'une catastrophe soudaine et donnant, de ce fait, la première place au Soleil. Sa disparition brusque correspondant à un changement brutal d'inclinaison de l'axe de la Terre, repousse au second plan tous les autres facteurs célestes et aboutit à son adoration.

Les compagnons du soleil, c'est-à-dire les planètes, occupent à sa suite la place prépondérante. René Guénon a imposé l'idée de l'antériorité de la tradition hyperboréenne sur la tradition atlantéenne, mais cette opinion est très discutable et vraisemblablement fausse.

Son erreur a été de prendre le pôle [30] métaphysique et symbolique dont parlent certaines traditions, pour le pôle boréal du globe terrestre.

C'est comme si, sachant qu'Eleusis est le " centre du monde ", on voulait y voir le centre géographique de l'Europe ou de tous les continents. Il suffit de lire certains écrits de ses disciples pour voir à quel point va cette obsession de la tradition polaire, alors que l'apport atlantéen est le seul qu'on peut démontrer d'une manière presque scientifique.

En effet, les savants sont d'accord pour situer la disparition du climat subtropical en Alaska, Groenland et Sibérie entre 8. Ce n'est point au hasard que le premier et le plus grand des bodhisattvas, - ces êtres secourables qui apportent aux hommes la grande lumière, - Avalokiteçvara, trône sur la terre pure de l'Ouest.

Ce n'est point au hasard que les Grecs plaçaient à l'ouest l'Ile des Bienheureux. Ce n'est point au hasard que l'ouest est pour les astrologues le lieu de contact de l'individu avec l'universel, tandis que le nord est la maison horoscopique de la fin des choses. Même dans l'Astrologie équatoriale des Chinois où le pôle est le symbole de l'immutabilité du ciel et du divin, l'ouest est le point cardinal le plus important, plus important que [31] dans notre Astrologie occidentale ; c'est la raison pour laquelle le point vernal est marqué chez eux non pas par la rentrée du soleil dans le signe du Bélier, mais par la pleine lune à l'ouest ; c'est également la raison pour laquelle les éphémérides chinoises traditionnelles ont toujours été dressées pour 6 h.

De nos jours encore, à Djeddah, en Arabie Séoudite, tout le monde observe, l'été comme l'hiver, le coucher du Soleil dans la Mer Rouge et, dès qu'on ne voit qu'un petit arc de cercle cramoisi, tout Djeddah met sa montre à 6 heures voir le reportage de James de coquet : En Arabie Séoudite dans Le Figaro du 22 mars Notons à ce propos que le mot hébreu qui signifie Arabie veut dire aussi le soir.

C'est également à l'occident que la tradition celtique situe la Terre des Jeunes ou la Terre des Vivants.

Chez les Annamites l'Être Suprême Ngoc Hoang, l'Empereur de Jade, a deux secrétaires d'État - l'Étoile du Sud et l'Étoile du Nord, mais tandis que l'Étoile du Sud a les yeux fixés sur les vivants dont elle enregistre les faits et les gestes, l'Étoile du Nord ne s'occupe que des trépassés ; on peut voir dans cette association du Nord et de la mort la survivance lointaine de la catastrophe mettant fin à la vie dans les régions boréales.

Donc, le courant zodiacal est incontestablement atlantéen, alors que la prédominance soli-planétaire est d'origine boréale ou hyperboréenne pour employer ce terme plus courant. Le premier est caractérisé par la régularité du mouvement du ciel stellaire, - régularité exprimant l'immutabilité de l'Acte divin.

Si le soleil y joue le rôle d'un calendrier naturel, de l'aiguille de l'horloge de [32] l'année, il n'est pas le dieu principal. D'ailleurs, ce dernier est lui-même un des douze grands dieux symbolisant les douze signes du Zodiaque, - ce qui dénote clairement son origine zodiacale et non planétaire. Ce rôle secondaire du soleil dans le système atlantéen peut être illustré par plusieurs exemples.

Citons celui qui ressort clairement des travaux de l'astronome anglais Sir Norman Lockyer mort en Il avait été intrigué par le mystère des pierres géantes, rangées en hémicycle de Stonehenge, pierres analogues aux monuments mégalithiques de Karnac. Au cours d'un voyage qu'il fit en Grèce, il vit au Parthénon une statue qu'on dit être éclairée par le soleil un seul jour par an. Il reconnut, par des calculs compliqués, qu'en effet, le 21 juin seulement, les rayons du couchant pouvaient atteindre cette statue, après quoi il découvrit que les pierres géantes de Stonehenge étaient aussi disposées de manière à recevoir successivement les rayons du soleil aux équinoxes et aux solstices, c'est-à-dire qu'elles étaient un gigantesque almanach.

Comme dans le cas de la statue du Parthénon, le rôle du soleil dans l'hémicycle des pierres préhistoriques de Stonehenge se réduit clairement à l'indication des points cardinaux, c'est-à-dire en somme au repérage du Zodiaque. Le culte du ciel chinois est l'héritier de l'astrologie atlantéenne malgré les distances énormes qui séparent la patrie-mère disparue et l'Empire du Milieu. Jusqu'au dernier jour de la Chine impériale, il a été célébré avec un éclat tout particulier, et ses cérémonies sont très significatives à notre point de vue.

Il s'agit uniquement d'un moment important zodiacal et non de la célébration particulière du soleil. Ce sacrifice se célébrait sur l'Autel du Ciel - T'ien Tan -, connu également sous le nom d'Éminence Ronde - Yuen-Kiu - qui se trouve à l'extrémité méridionale de Pékin.

L'autel, à ciel ouvert, se compose de trois terrasses rondes en marbre, de tailles différentes. Chaque terrasse est garnie de balustrades. On y accède par des escaliers de marbre qui font exactement face aux quatre points cardinaux. L'autel lui-même représente la sphère céleste. Un immense espace qui renferme un parc avec d'énormes arbres séculaires, entoure cet autel du ciel, le plus grand du monde. Le tout est clôturé par de hautes murailles dont l'enceinte pourrait contenir une ville de quarante ou cinquante mille habitants.

Au solstice d'hiver, l'Empereur, le Fils du Ciel, se rendait à l'autel, escorté des princes, des dignitaires, des officiers et des serviteurs par centaines. D'autres, encore plus nombreux, s'assemblaient sur l'autel pour le recevoir. A la clarté des torches, le spectacle était réellement imposant.

Sur la terrasse supérieure est dressée, perpendiculairement, face au sud, une grande pancarte ; " Ciel Impérial - Empereur Suprême ". Sur deux rangs, face à l'est et à l'ouest, s'alignent d'autres châsses consacrées aux ancêtres de l'Empereur ; elles montrent que le Fils du Ciel adore le ciel comme le plus ancien, comme le premier ancêtre de sa maison incarnant la Chine éternelle. Cet emplacement est significatif au plus haut point : alors que la terrasse supérieure contient la sphère céleste, c'est-à-dire le Zodiaque, les planètes sont reléguées sur la seconde au même niveau que les constellations.

La primauté du Zodiaque sur les planètes, y compris le soleil, est évidente. Il est inutile de continuer à décrire la cérémonie du solstice d'hiver en Chine impériale. Elle sort des cadres de notre sujet [Le lecteur la trouvera dans plusieurs ouvrages spécialisés, notamment dans Les dieux du Ciel, de J.

Frazer, p. Paris, ] ; nous l'avons citée uniquement comme la dernière survivance de la religion astrologique calme et bien équilibrée des Atlantéens. Son dieu était la Sagesse cosmique et l'Astrologie était la clef de cette Sagesse, comme l'Univers était son temple, car il n'y a qu'une seule religion qui n'ait vraiment pas été inventée par l'homme et c'est l'Astrologie.

Le courant hyperboréen est né pendant une catastrophe qui se passe probablement au temps de la destruction de l'Atlantide [Certains auteurs, par exemple, Rudbeck olaus Atlantica, sive Manheim, vera Japheti posterorum series et patria. Upas-salla, et , Bailly Lettres sur l'Atlandide de Platon.

Debure, Paris , etc.. Gattefossé , " laissa une telle épouvante dans la mémoire des hommes, c'est qu'elle dut être une surprise et une véritable catastrophe pour ceux qui en furent victimes. Gattefossé [ Ibid. Les prêtres attribuèrent ce changement à une punition "céleste Ce courant passa dans le monde préhistorique et se mélangea aux religions dérivées du courant atlantéen.

Le soleil 'et ses compagnons les planètes ont pris la première place dans l'Astrologie. La divinité fut représentée chez les survivants de la catastrophe et leurs descendants par les mouvements irréguliers, capricieux des planètes, et les conséquences de cette véritable révolution sont incalculables. Ensuite, ces deux conceptions astrologico-religieuses ont régné sur l'antiquité ; elles ont gravé à travers les âges les croyances, les superstitions et les dogmes et l'unité ancienne de l'Astrologie fut brisée pour [36] toujours.